Les recommandations culturelles #3 2026
Dans ce nouvel épisode de mes recommandations culturelles, je parle entre autres d'un roman qui m'a absorbée, d'un reportage sur le sur-tourisme, et d'une réécriture de l'histoire des Tudor .
Les livres qui m’ont plu, les vidéos qui m’ont interrogée, les séries devant lesquelles j’ai soufflé, les extraits de livres qui m’ont fait rire, c’est par ici ! Et comme d’habitude, il y en a pour tout le monde.
Il y aura une parenthèse sur la représentation du v!ol dans la littérature, en réaction à un des livres que j’ai lus, mais elle se trouve à la fin de l’article et est précédée d’un avertissement qui te permettra de sauter ce paragraphe si tu ne veux pas lire sur le sujet.
Salut, moi c’est Florence, et ici je parle de consommation raisonnée, de rapport au travail et à l’argent, de diversité et inclusion (et disons le gros mot : de féminisme), de pop culture, de (neuro)divergence, d’organisation et de simplification du quotidien… sans chichis, le tout parfois saupoudré de photos de mon chat (vous connaissez mon chat ? il est beau hein ?) et d’humour douteux teinté de références de millenial. Tu rejoins la clique ?
Citations
Comme la dernière fois, je partage des extraits de livre qui m’ont particulièrement plu et dont j’ai envie de garder une trace.
(à propos d’un match de foot) “Je trouve ça assez long cette histoire de match, c’est comme les Marvel, ça bégaie. J’ai l’impression que les réduire à un bon trente minutes bien intenses, ça monterait les enjeux à fond. Tout le monde courrait comme des lapins, les supporters seraient chauds non-stop, t’aurais pas cette espèce de tristesse dans le stade quand un chant meurt. Ça et éventuellement rajouter des ballons si au bout de quinze minutes c’est pas bouillant. Je ne suis qu’idées, mais on m’écoute pas : la tragédie des visionnaires.”
Cet extrait est tiré de l’œuvre collective “Désirer”, un recueil de nouvelles érotiques écrites par des femmes. Si les histoires n’ont pas vraiment fait mouche chez moi, j’ai au moins eu quelques fous rires en lisant celle de l’humoriste Marina Rollman (intitulée “Les femmes marrantes”) et sa plume incisive quand il s’agit de commenter le foot ou le mâle (et ce qui se passe quand on met les deux dans la même pièce).
“- C’est bien ou pas ?
La question me stupéfia. Je n’aurais jamais imaginé qu’on puisse approuver ou non la poésie. La poésie, comme le mauvais temps, les jours fériés ou les soldats de plomb, existait. Elle était une réalité avec laquelle il fallait composer.”
“Dans le train du retour, j’essayai de lire ce cadeau. L’enfance a cette vertu de ne pas essayer de répondre à la sotte question : “Est-ce que j’aime ?” Il s’agissait pour moi de découvrir.”
Ces extraits sont tirés de “Premier sang” d’Amélie Nothomb. J’ai eu envie de (re)lire du Amélie Nothomb récemment, parce que je me souviens avoir adoré au moins deux de ses titres, mais jusque-là j’ai fait une mauvaise pioche avec Antéchrista (que j’ai terminé mais sans grand entrain) et encore plus avec Premier Sang, puisque c’est la première fois que je n’ai pas le courage de finir un Amélie Nothomb tant il m’a ennuyée… (ça ne m’a pas empêchée de particulièrement aimer certaines phrases ou certaines paragraphes dans ce texte)
“Et puis il y a le travail. S’abrutir de travail, être hyperactif semble aussi un moyen efficace. Tel un forçat ou un galérien. Toujours être en action, se sentir utile et sollicité à chaque instant, rentrer vanné chaque soir pour éviter de penser à soi.”
Ce dernier extrait vient du livre “Devenir Sophie” (en auto-édition chez Librinova), le récit d’une personne transgenre qui a changé de sexe passé la cinquantaine.
Podcast
Pop women podcast
J’ai découvert ce podcast en consultant les médias référencés sur le site de l’autrice Camille Emmanuelle (dont je parle plus bas, dans les recommandations romans !) Vu que je cogite énormément sur la qualité des livres qui sortent ces dernières années, l’impact négatif de la pop culture et de ce qu’on y banalise… j’ai bien sûr adoré cet épisode consacré aux Rom-Com (comédies romantiques), commenté par trois autrices engagées.
Vidéo
C’est une autre histoire (Youtube)
J’ai découvert cette chaîne en voyant passer une vidéo sur L’enfer d’Instagram en voyage dans mes recommandations. J’ai vite accroché à l’introduction parce que j’ai pu faire le parallèle avec notre expérience récente au Japon* où on a observé le “phénomène de focus” décrit dans la vidéo. Mais au-delà de la question de l’impact des photos Instagram, l’essai creuse de nombreux sujets annexes, comme le côté colonialiste des vacances dans les pays du “sud”, le mythe du tourisme qui enrichit la population locale, la réflexion sur notre rapport à la photo de vacances (qui ne date pas de l’ère des réseaux sociaux…).
(*voir Les articles voyage sur mon blog, y compris mes comptes rendus du Japon)
Partant de là, j’ai regardé quelques autres vidéos de la chaîne, comme celle sur l’évolution de la virilité au cours de l’histoire et des anecdotes “sympa” (ou cringe, du point de vue de notre époque actuelle) sur les mœurs d’autres époques et le décalage par rapport à notre image contemporaine de la virilité (qui est donc une construction culturelle et pas un code naturel).
Après, j’ai regardé un sujet court sur l’histoire de la nudité en société, ainsi que sa vidéo sur les victimes de la mode (je n’ai pas appris de nouvelles choses dans cette vidéo parce que j’ai déjà énormément lu sur le sujet et regardé beaucoup de reportages, mais c’est un bon condensé pour quelqu’un qui veut commencer à s’informer sur les conséquences de la mode).
Faune Cool
Autre registre (même si on reste sur de la vulgarisation), dans cette vidéo de la chaîne Faune Cool, on répond enfin à la question : si une femme est seule dans les bois la nuit, est-il plus sûr de croiser un ours ou un homme ?
Au-delà de cette question de société, c’est surtout une vidéo incroyable pour les geeks de sciences naturelles, pleine d’anecdotes marrantes sur les différentes races d’ours.
Télé
Série : My Lady Jane
Genre : historique (réécriture), fantasy
Cette série met en scène un personnage historique, Lady Jane Grey (si tu connais pas, moi non plus, et c’est pas très important pour pouvoir suivre) et une version revisitée de son histoire.
Lady Jane Grey est une femme indépendante qui rêve d’écrire son encyclopédie d’herboristerie… née à une époque où les femmes sont une monnaie d’échange pour s’assurer des alliances politiques ou un soutien financier. Persuadée qu’elle ne se mariera jamais, sauf si elle rencontre quelqu’un qui lui plaît vraiment et qu’elle aura choisi, elle tombe des nues lorsque sa mère lui annonce avoir arrangé un mariage avec un homme qu’elle n’a jamais vu.
Elle décide de s’enfuir pour échapper au destin qu’on a choisi pour elle, mais toutes ses tentatives sont soldées par un échec. Lors de sa dernière nuit de liberté, elle rencontre un homme marginal dans une taverne qui retient son attention, avant d’être récupérée par sa mère sans pouvoir approfondir sa rencontre avec l’inconnu.
Le lendemain, elle découvre que son futur mari n’est autre que… (tu l’as vu venir ? oui, évidemment).
Mais l’homme ténébreux cache un autre secret avec lequel elle va devoir jongler.
Ah oui, j’ai oublié quelques détails : quelqu’un tente d’empoisonner le roi pour prendre sa place, et le peuple est divisé entre les Verity, les humains pure-race, et les Ethian, des personnes qui se transforment en animaux et sont massacrées pour ce qu’elles sont.
S’ensuivent des scènes un peu tendancieuses entre Lady Jane et son mari, qui luttent entre leur accord de divorce prochain et leur envie de se sauter dessus (slow-burn accéléré et proximité forcée au menu), les traits de caractère de Lady Jane et de ses sœurs qui luttent contre les manigances de leur mère opportuniste, des intrigues de cour…
Ce n’est pas la série du siècle mais c’est marrant et léger comme un feuilleton de Noël (sans la neige et les querelles de belle-famille) tout en était très woke (pléthore de femmes qui tentent de se faire une place dans un monde d’homme et qui essuient des remarques sexistes, parallèle entre les lois anti-Ethian et le racisme structurel, ou encore entre les thérapies de conversion et les prétendues cures contre les Ethian…), et avec seulement 8 épisodes d’un peu moins d’une heure, ce n’est pas un engagement à très long terme.
C’est tiré d’un roman que j’ai lu par la suite. La série a été fortement adaptée, on peut donc apprécier le roman et la série (même si c’est mieux de laisser passer un peu de temps entre les deux), mais personnellement j’ai trouvé la série beaucoup mieux.
Le problème à 3 corps
Genre : science-fiction
On change radicalement de cap, d’ambiance et de style avec cette série de science-fiction, tirée d’une saga en trois tomes de hard science-fiction (c’est-à-dire, où la science tient un grand rôle) écrite par l’auteur chinois Liu Cixin.
J’ai trouvé la première saison bien écrite et réalisée, avec juste la bonne dose de science pour la rendre intéressante mais aussi accessible. Je me suis laissé mener en bateau par le scénario qui prend des directions inattendues.
La seconde saison sort cette année, c’est donc le moment idéal pour découvrir cette série.
En attendant, j’ai lu le premier tome de la trilogie et j’ai adoré ma lecture et je compte bien continuer la saga.
Lecture
Ces recommandations de lectures sont les premières que j’écris depuis que j’ai décidé de ne plus acheter de livres et de m’inscrire à la bibliothèque (tu retrouveras le lien de l’article où j’explique pourquoi en bas de l’article).
Roman : Cucul, de Camille Emmanuelle
Genre : humour, comédie romantique
J’avais entendu parler de ce roman dans le podcast Plot Twist et j’avais vraiment très envie de le lire, et c’est un des livres que j’ai le plus aimé récemment. Je ne lis quasiment plus de romans type “feel good” parce que j’ai vraiment du mal à m’identifier aux personnages et à leurs problèmes*.
Avec Cucul, j’ai enfin trouvé un personnage qui résonnait en moi, un ton désinvolte et des références qui m’ont fait rire, mais vraiment RIRE, une lecture qui allie détente mais aussi sujets de société et réflexion.
D’ailleurs, il a vraiment fait écho à mon article récent sur la littérature contemporaine, la dichotomie entre lecture plaisir et lecture intellectuelle, ainsi que les effets de la dark romance.
Vendu comme une comédie romantique, pour moi ce roman se classe plutôt du côté feel good / roman féminin / humour.
Marie, 32 ans, est prof la journée, mais pour mettre un peu de beurre dans les épinards, elle écrit de la romance sous pseudonyme. Lorsque son éditrice lui demande d’écrire de la dark fantasy et de glamouriser des relations abusives et violentes pour répondre aux goûts de son public (parfois très jeune), Marie, femme moderne et féministe, voit rouge. Après quelques verres de vin, elle décide de tuer son personnage masculin principal et de mettre fin à son contrat d’édition. Le lendemain, elle se réveille avec la gueule de bois, et le héros de son livre de dark romance en chair et en os dans son salon.
(*c’est pour ça que j’ai écrit un roman du genre mais en évitant les scénarios éculés et en revisitant les codes, en créant des personnages moins “déjà-vu”… si ça t’intéresse tu peux t’inscrire à ma newsletter d’autrice pour connaître la date de sortie de ce nouveau roman)
Roman : Eau douce, de Akwaeke Emezi (Nigéria)
Genre : fantastique, drame psychologique, mythologie igbo (Nigéria)
TW : viol, auto-mutilation, suicide
C’est un livre que j’ai découvert par hasard à la bibliothèque, intriguée par la couverture et le titre, et je l’avoue, par l’autrice, puisque j’essaie de lire plus d’autrices Noires (ma culture en la matière est vraiment pauvre, puisque je ne connais que Chimamanda Ngozi Adichie - L’hibiscus pourpre, Americanah… - dont on a pas mal parlé il y a quelques années…). Je ne lis pas souvent de fantastique non plus. Bref, ce livre m’a sortie de mes habitudes en tout point.
Pourtant, j'ai avalé le roman en quelques jours. J’ai adoré l’écriture mais aussi le point de vue original adopté par l’autrice. Eau douce traite de sujets difficiles, comme le viol, l’auto-mutilation, les tendances suicidaires, la dépression, mais aussi l’arrachement à son pays, les familles éclatées, et même la non-binarité de genre, mais avec énormément d'intelligence et un POV (point de vue) peu conventionnel, puisque les narrateurs sont principalement des esprits (ogbanje, esprits de la cosmologie igbo) qui occupent par moment l'âme et le corps de notre héroïne ou l’influencent fortement.
Derrière ces narrations, on devine que l'autrice dresse une allégorie de la gestion des traumas et des troubles de la personnalité, mais jusqu'au bout, ce sera laissé à l'appréciation des lectrices et lecteurs.
Ceci était ma dernière recommandation de l’article, et je vais maintenant aborder la représentation du viol dans la littérature. Si c’est un sujet sensible pour toi et que tu ne veux pas lire la suite, tu peux sauter directement aux commentaires ou consulter d’autres articles. Tu retrouveras aussi des recommandations d’articles en scrollant directement en bas de celui-ci.
Parenthèse : le viol dans la fiction
Si ce roman m’a autant marqué aussi, c’est parce que c’est peut-être la première fois que l’héroïne principale est victime de viol et d’actes pédophiles mais que le sujet est traité de telle manière que je n’ai pas eu de mouvement de recul ou de sensation de dégoût. Ça peut paraître vraiment fucked up comme commentaire, parce que, évidemment, le viol est un acte dégoûtant et bien plus que ça, mais quand je lis de la fiction et que l’héroïne subit un viol, ça me démange comme si j’en étais victime. Et en tant que femme, je pense que c’est bon, j’ai eu mon lot d’agressions sexuelles dans la vraie vie.
Dans la fiction, jusqu’à maintenant, j’évitais au possible toute histoire où on risquait de voir un viol se produire parce que :
soit c’est glamourisé (généralement, quand c’est écrit par un homme), et ça me dégoûte et j’arrête de lire,
soit c’est décrit du point de vue de la victime (souvent, quand c’est écrit par une femme), c’est juste, c’est nécessaire, mais moi ça me fout mal. (Quand je lis des trucs sérieux, je le fais aussi pour me procurer de la détente. Même si ça semble antinomique dit comme ça…)
Je pense qu’avec Eau douce, c’est la première fois que je lis un récit où la distance permet d’éviter ces deux directions, parce que le viol en lui-même n’est pas la star du roman, mais un déclencheur de l’histoire. De plus, le viol dans Eau douce est important et nécessaire, en tant que point de départ de l’intrigue.
L’autre gros défaut de beaucoup de fictions qui parlent de viol, c’est d’introduire du viol quand il n’est pas nécessaire (pour certains auteurs masculins, parce qu’ils ne connaissent que ça comme violence envers les femmes, et que, parfois, j’ai l’impression que ça les excite ces scènes vu comment elles sont écrits…; pour certaines autrices, parce qu’elles pensent peut-être qu’il faut en parler et montrer des POV de victimes féminines beaucoup plus souvent parce qu’ils ont été tus pendant très longtemps).
Par exemple, depuis mon dernier article de recommandations, j’ai aussi lu Hexa, de Gabrielle Filteau-Chiba. C’est une fiction post-apocalyptique qui met en scène des femmes qui replantent des arbres presque disparus sur des terres mortes, appauvries par la bêtise humaine (et c’est écrit par une Québécoise, les expressions du cru dans le récit sont un régal), mais lorsqu’une des protagonistes partage avec le lecteur qu’elle a subit un viol, j’ai envie de dire “et alors ?”, parce que ça n’apporte absolument rien au récit, ça n’a aucune incidence, et ça m’a sorti de ma lecture.
Le débat est ouvert, je suis curieuse de connaître d’autres ressentis sur cette question ! Personnellement, si je suis d’accord qu’il faut que les viols soient traités depuis le point de vue de la victime, je ne pense pas qu’il faille insérer des viols dans toutes les histoires féministes. D’ailleurs, je pense qu’on devrait surtout parler du viol de manière malaisante dans des livres lus par des hommes, parce qu’en tant que femmes, on a eu notre lot de mésaventures dans la vie réelle.
Et est-ce qu’on pourrait prendre l’habitude de mettre des TW (trigger warning) sur la quatrième de couverture de tous les livres aussi…
Merci d’avoir lu cet article !
La publication The Flonicles - Le salon de thé est gratuite aujourd’hui, et j’aimerais qu’elle le reste, pour rendre mon contenu accessible au plus grand nombre. Si tu aimes mon travail et que tu peux te le permettre, tu peux me soutenir en faisant un don unique ou mensuel via Buy me a coffee, quelle que soit la somme. Tu peux aussi opter pour l’abonnement payant sur Substack, te procurer un de mes guides pratiques ou mon roman dystopique adulte Big Universe. Merci pour ton soutien 🧡
"2026 sera l'année des locations à la bibliothèque !", dit-elle pour la dixième fois.
J’ai failli écrire un article sur la frustration de lire des livres qui sont acclamés par le public alors que je les trouve très mal faits, mal rédigés, mal construits… et que je ne sais plus comment bien choisir mes livres (fiction ou pas) vu que je ne peux pas me fier aux avis publiés sur Internet.
J'ai reculé du cul il y a quelques années... et devine où j'en suis maintenant ?
Récemment, je me lamentais de ne pas avoir tenu un journal intime toute ma vie.
Ces recommandations culturelles se différencient de mes articles habituels (où je traite plutôt de minimalisme, de consommation, de travail, de neurodiversité…), j’aimerais savoir s’il y a parmi mes lectrices et lecteurs des personnes qui ne sont intéressées que par les recommandations culturelles (ou qui en voudraient beaucoup plus), ou au contraire qui aiment les autres articles mais pas ceux-ci ? C’est pour évaluer la nécessité de créer des rubriques distinctes auxquelles on peut s’abonner sans recevoir tous les articles (et peut-être publier plus souvent des recos).
Bientôt mon prochain roman
Je suis en discussions avec une maison d’édition concernant mon prochain roman et j’ai vraiment bon espoir de le voir publié. J’en parlerai prochainement ici, dès que je pourrai en dévoiler un peu plus, mais j’ai déjà créé une newsletter dédiée à mes sorties de livres, tu peux t’y inscrire ici : ma newsletter d’autrice. Mon prochain roman sera très différent du premier, il s’agira d’un “feel good” à l’humour cynique, avec une héroïne atypique et un twist moderne qui change des classiques du genre !





