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Avatar de SUCH A LADY

Bon, alors… je suis clairement ce genre de personne qui aime mélanger les groupes d’amis ,non pas pour montrer que j’ai plein d’amis (ce n’est pas le cas haha), mais plutôt parce que j’aime avoir un grand cercle où tout le monde se connaît.

Je trouve que ça crée plein de sujets de conversation différents et apporte une belle ambiance, une bonne énergie dans la pièce ou lors des activités. Je suis consciente que ce n’est pas pour tout le monde, et j’ai aussi quelques amis plus proches que je vois en tête-à-tête.

Mais en général, lorsque j’organise quelque chose chez moi, j’offre la possibilité à tout le monde de venir. Et étant donné que les gens finissent par se connaître, ça donne toujours de très belles soirées ✨

Avatar de johnette

j’ai beaucoup aimé ton article, notamment parce qu’il met des mots sur quelque chose qu’on présente souvent comme une évidence sociale : si j’aime quelqu’un, je devrais apparemment aimer par transitivité toutes les personnes qu’il aime. ce qui serait un principe assez inquiétant à appliquer au reste de l’existence.

ce qui m’a surtout parlé, c’est ton passage sur la personne différente que devient parfois un·e ami·e en groupe. je crois qu’on sous-estime à quel point une amitié est aussi un petit monde construit à deux (des références, une façon de parler, certains silences, une version particulière de nous-mêmes qui n’existe presque que dans cette relation) et quand tous les cercles fusionnent, ce n’est donc pas seulement le nombre de personnes qui change, c’est parfois aussi la nature même du lien.

et tes deux premières théories me semblent peut-être moins concurrentes qu’elles n’en ont l’air. à l’âge adulte, on manque effectivement de temps, alors on rationalise aussi nos sociabilités : cinq relations deviennent un dîner de dix personnes et, techniquement, tout le monde a été « vu ». très efficace mais légèrement dystopique.

mais cette optimisation produit aussi exactement ce que tu décris : une sociabilité plus extensive que profonde, où l’on peut être entouré de beaucoup de monde sans jamais vraiment retrouver cet espace où une conversation a le temps de devenir intime, inconfortable ou simplement sincère.

je serais seulement un peu moins sévère sur l’idée de « se faire mousser » : je pense que pour certaines personnes, réunir leurs cercles est peut-être aussi une manière très sincère de fabriquer de la communauté. seulement, tout le monde ne désire pas une communauté là où il cherchait une relation.

parfois, on veut juste retrouver son ami·e. seul·e. concept apparemment radical.

merci encore pour ce texte (et pardonne-moi la longueur de mon commentaire, c'est comme ça que je retiens ce que je lis !)

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