Le journal de l'autrice #1
Où je parle de la promotion de ses anciens romans, du double-métier d'auteur, de présence sur les réseaux sociaux, des exigences des maisons d'édition, des salons, d'ennui et de projets parallèles.
Premier article consacré à ma carrière d’autrice pour revenir sur les événements qui ont rythmé les derniers mois. J’y parle de continuer à assumer et faire la promotion d’un roman qui a plusieurs années, de participer à des salons littéraires et foires du livre, de mon manuscrit qui attend une réponse et des attentes des maisons d’édition envers les auteurs et autrices, de mes deux romans en cours d’écriture et de conseiller les écrivaines et écrivains quand on est encore inconnue.
Promouvoir son premier roman (et lutter contre sa critique intérieure)
Cette année, j’ai recommencé à faire activement et positivement la promotion de mon premier roman édité en maison d’édition (pour l’instant, le seul). J’ai réalisé que je ne me donnais pas à fond dans sa promo auparavant parce que j’étais très critique sur ce roman, que les années ont passé depuis son écriture et que je me dis toujours qu’il y a des choses que j’aurais faites différemment si je devais le retravailler aujourd’hui.
Concrètement, je suis passée par une période où je n’assumais plus vraiment ce premier roman…
Mais ces dernières années, j’ai aussi énormément lu, et j’ai trouvé beaucoup de livres moyens, voire nuls, alors qu’ils avaient beaucoup de succès (d’où mon post où je me plains du monde littéraire actuel (1), lien en bas de page).
(Ouais, c’est pas beau de se comparer, mais faute d’avoir assez d’estime de moi, ça m’a en tout cas donné assez de légitimité pour parler fièrement de mon roman.)
Au lieu de penser à ce que j’aurais fait différemment aujourd’hui, au lieu de me focaliser sur un seul commentaire vraiment méchant sur ce livre, j’ai pensé à toutes les personnes qui l’ont aimé, à mon éditeur qui a choisi d’investir du temps et de l’argent dans ce roman parce qu’il y croit, aux gens qui sont venus me trouver en salon pour m’acheter une version papier dédicacée après avoir lu la version électronique, à celles et ceux qui m’ont réclamé une suite dans le même univers ou un nouveau roman après avoir lu celui-là…
Certes, je suis convaincue que tous les romans que je publierai dans le futur seront “mieux”, parce que j’ai plusieurs années d’écriture, de lecture, et simplement de vie, en plus, mais ça ne veut pas dire que mon premier opus est à jeter ou que je devrais en avoir honte.
Puis récemment il y a eu ce réel trop cool du Belge qui lit et ça m’a vraiment fait trop plaisir
Mon roman
Big Universe peut être commandé dans n’importe quelle librairie (indépendante ou groupe, et sur le site de la Fnac, Cultura, etc.) et la version électronique est disponible directement sur le site de l’éditeur (tu peux aussi commander les livres papiers directement sur le site de l’éditeur).
Salut, moi c’est Florence, et ici je parle de consommation raisonnée, de rapport au travail et à l’argent, de diversité et inclusion (et disons le gros mot : de féminisme), de pop culture, de (neuro)divergence, d’organisation et de simplification du quotidien… sans chichis, le tout parfois saupoudré de photos de mon chat (vous connaissez mon chat ? il est beau hein ?) et d’humour douteux teinté de références de millenial. Tu rejoins la clique ?
Refaire des salons (et voyager en même temps)
Résultat, j’ai retrouvé la motivation de participer à des salons, mais surtout, d’oser parler de mon roman comme il le mérite (je pense que quelqu’un qui doute de son propre livre a toutes les chances de faire un piètre vendeur).
En salon, c’est vraiment le contact avec l’auteur·rice qui fait toute la différence bien souvent (même si certain·es achètent les livres juste sur base de la quatrième de couverture). Une anecdote, une discussion facile, une bonne accroche… D’ailleurs, en participant à des clubs de lecture (en tant que lectrice), j’ai même réalisé que parfois ça influence la note donnée à un livre (certaines personnes ont du mal à donner une note moyenne ou mauvaise quand elles ont eu un très bon contact avec l’auteur ou autrice).
Cette année, puisqu’on n’a pas de projet de voyage avec mon mari, j’ai fait pas mal de kilomètres pour me rendre à des salons. Notre éditeur a réussi à nous dégoter une place au Salon du livre de Genève et à la Foire du livre de Paris, rien que ça. Pour une maison d’édition belge indé, c’est quand même la grande classe.
Du coup, je me suis rendue à Genève depuis ma petite Belgique (avec mon mari génial qui me supporte dans mes rêves un peu fous et qui était aussi ravi de passer quelques jours en Suisse), et je suis super contente de l’avoir fait parce que les Suisses ont l’air particulièrement branchés science-fiction, alors que d’habitude je trouve que c’est toujours un genre très difficile à vendre (ça doit être la plus petite niche littéraire côté fiction).
Cependant, à la Foire du livre de Bruxelles, j’ai aussi noté pas mal d’attrait pour la science-fiction et la dystopie, comme si le genre était sur le retour (ou alors, le genre est tellement peu populaire et publié que les amateur·rices remarquent les quelques titres disponibles plus facilement).
J’ai aussi eu des échanges très chouettes à la Foire du livre de Bruxelles (y’a pas à dire, en Belgique on a le contact social facile) et ce sont ces anecdotes qui me boostent le plus le moral, même avant les chiffres de vente. (Petite pensée pour ce monsieur qui veut revenir à la SF, pour Chloé pas Kardashian, et pour la maman de Dounia, si un jour vous passez par ici 👋.)
Je fais l’impasse sur Paris (même si mon livre y sera disponible) mais je serai au festival des littératures de l’imaginaire L’Ouest Hurlant à Rennes (une autre région qu’on va visiter avec mon mari au passage, lâche tes bonnes adresses !) les 25 et 26 avril.
Je me pose encore des questions sur les salons littéraires, par exemple, pourquoi des gens y vont pour ressortir avec une pile de livres qu’ils peuvent acheter dans n’importe quelle librairie au lieu d’en profiter pour découvrir des romans plus intimes ? Je pense en particulier à cette personne que j’ai vue partir avec le livre de poche de La psy, qui est dispo au Carrefour du coin, dans les stations essence et dans tous les magasins de livres.
Et si tu écris ou envisages de publier tes écrits, tu te poses peut-être la question des chiffres… En moyenne, je pense que je vends entre 4 et 10 exemplaires par jour de présence en salon (même s’il s’en vend quelques uns aussi quand je ne suis pas là). Je ne tiens pas compte des quelques petits salons foireux où il n’y avait pas du tout de public pour les littératures de l’imaginaire (et les quelques uns où la météo nous a desservi), où parfois j’ai comptabilisé 0 vente. Ça arrive.
Un manuscrit en attente de réponse (et le double métier d’auteure)
Comme j’en parlais récemment ici (3), j’ai arrêté de travailler en tant que salariée (et je ne peux pas vraiment dire que je travaille comme freelance concrètement) pour me consacrer à l’écriture. J’ai terminé un roman pendant les premiers mois de mon arrêt, dont le titre prévu est “Mon chat est mon conseiller amoureux”.
J’ai un peu du mal de le catégoriser, mais je dirais que c’est un “feel good”.
D’ailleurs, je l’ai écrit en partie parce que j’aimerais pouvoir lire des livres plus légers, marrants, mais que j’ai souvent du mal à m’identifier aux personnages principaux et aux situations, j’ai l’impression qu’ils sont en décalage avec notre génération et particulièrement avec moi.
(Je fais un peu d’auto-promo au passage mais l’article continue plus bas après la liste à puces)
Le pitch : Lise, trentenaire célibataire, enchaîne les rendez-vous sur les applications de rencontre et essuie déconvenue sur déconvenue. Alors qu’elle rentre, dépitée, d’un énième rendez-vous qui a mal tourné, son chat se met à lui parler ! Et ses commentaires ne font pas plaisir à Lise, qui s’évertue à les ignorer…
Alors, oui, ça ressemble à une énième histoire feel good, avec un chat en plus, mais j’ai retravaillé les codes pour en faire quelque chose que j’aurais envie de lire :
Mon héroïne est une trentenaire célibataire et sans enfants. Même si elle a du mal à se passer des applications de rencontre, ce n’est pas une “vieille fille qui cherche absolument à se marier rapidement et à avoir des enfants”. En tant que femme childfree et qui n’a jamais rêvé de mariage, je ne me retrouve jamais dépeinte dans les traits d’un personnage principal féminin (sauf quand elle est à plaindre et qu’elle veut changer de situation).
C’est aussi une héroïne introvertie et geek, mais qui réussit dans la vie et qui le vit bien. Je voudrais vraiment qu’on commence à faire la différence entre introversion, timidité et angoisse sociale, et surtout qu’on banalise ce trait de caractère au même titre que l’extraversion.
Elle travaille dans un domaine technique (“un domaine d’hommes”) et réussit à tirer son épingle du jeu, même si son quotidien se heurte bien sûr au sexisme qui règne dans le monde du travail, de manière vicieuse (microagressions).
Et elle est bisexuelle (ou pansexuelle), parce qu’un feel good ne doit pas seulement nous parler de relations romantiques homme-femme (ni pointer les relations queer comme un running gag ou un fait extraordinaire).
Les relations amicales se déroulent avec naturel, pas dans la perfection béate d’une relation digne d’une série TV, non : avec des accrochages, des explications difficiles, et des personnages qui mûrissent et évoluent, même si c’est inconfortable.
Il y a très peu de scènes de sexe, elles sont courtes, et elles ont toujours un but pour le bien de l’histoire, alors si tu es allergique au smut, bienvenue !
Finalement, je suis très contente de la fin de mon livre, même si je ne veux pas divulgâcher.
Bonus si tu aimes les chats : j’en suis obsédée depuis l’enfance, je t’offre du chat de qualité dans ce roman (commentaire ciniques en cadeau).
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Le problème, c’est qu’après avoir fini l’écriture, j’ai réalisé que quasiment personne ne publie de feel good (par contre si tu écris de la romance tu peux probablement postuler auprès de 50 maisons d’édition). En gros, il y a trois grosses maisons d’édition qui publient des gros noms déjà rentables, puis il faut chercher parmi les ME (maisons d’édition) indé qui n’ont pas vraiment de ligne éditoriale.
J’ai évidemment tenté le coup auprès des gros noms, sans grand espoir. J’ai aussi tenté ma chance auprès de la ME qui a publié Cucul de Camille Emmanuelle (2), parce que je trouvais que mon style et mon histoire collaient avec ce roman, sans grand espoir non plus car la ME ne publie quasiment pas d’auteur·es inconnu·es (mais j’aurais regretté de ne pas tenter).
Je suis finalement tombée par hasard sur une ME dont les derniers titres semblaient coller avec ce que je propose, et j’avais vu juste. J’ai reçu un premier retour positif : ça signifie qu’une première personne au sein de la ME a lu mon manuscrit et pense qu’il leur convient.
La deuxième étape, c’était un appel en visio pour parler de la promotion du livre, avant que l’équipe n’investisse plus de temps dans ce projet. Les éditrices ont été franches : elles ne veulent plus publier d’autrices et auteurs qui ne participent pas à la promotion du livre. Et ça ne veut pas seulement dire être présent·e en salons, mais aussi aller démarcher des librairies et autres lieux pour que notre livre y soit présent, en rayons. Et faire de la promo sur les réseaux sociaux.
Si j’ai dit être prête à me rendre dans des magasins de livres pour parler de mon roman, j’ai aussi été franche à mon tour : je boycotte les réseaux sociaux pour des raisons politiques (et aussi parce que je pense que ça ne sert à rien en tant qu’auteur·e inconnu·e, et que le ratio temps investi/retours directs est vraiment risible). J’ai gardé mes comptes pour l’instant sur Facebook et Instagram, mais je n’y suis quasiment plus active, et je rêve du jour où je pourrai supprimer mes comptes purement et simplement. (FU Mark. Sincerely.)
Je suis aussi convaincue qu’en tant qu’auteur·e peu connu·e, le temps passé à se promouvoir sur les réseaux sociaux n’est pas rentable du tout. Les chanceux et chanceuses qui ont réussi à fédérer une communauté ne sont qu’une infime partie de celles et ceux qui ont essayé, et quand on creuse, on se rend parfois compte que la communauté en question n’est pas arrivée là comme on pourrait le penser. Et je ne suis toujours pas convaincue que les gens qui suivent des écrivain·es sur ces réseaux soient des prospects. Quel est le taux de conversion réel ? D’un autre côté, le temps passé par une ME à créer du contenu bénéficie à tous ses auteur·rices et me semble plus justifié.
Je suis consciente que cette prise de position pourrait jouer en ma défaveur, si hésitation il y a. Mais je ne veux pas mentir pour décrocher un contrat, ni aller à l’encontre de mes convictions. Pour l’instant, je suis toujours en lice, puisque mon manuscrit va passer par une seconde lecture, par une autre personne au sein de la ME. Il me reste donc à attendre de leurs nouvelles, négatives ou positives.
Et si c’est un refus de leur part ?
J’hésite encore à proposer le projet à mon éditeur actuel, parce que ce nouveau roman ne colle pas vraiment avec sa ligne éditoriale (pas tout à fait, mais peut-être un peu, je sais pas…), et j’avoue qu’en tant qu’autrice, je ne sais pas si c’est une bonne idée de devoir pitcher deux types de romans totalement différents à un même stand pendant les salons.
Sinon, je passerai à l’auto-édition. J’ai envisagé la piste du crowdfunding pour pouvoir payer une graphiste professionnelle* pour ma couverture, mais je ne sais pas encore si je prendrais cette direction ou si j’investirais en fonds propres. Je ne sais pas non plus quelles plateformes j’utiliserais, parce que je voudrais éviter Amazon Kindle, mais que je sais aussi que c’est la solution la plus simple. (Si tu as des conseils en AE, je suis preneuse.)
(*Je n’ai pas encore de contacts pour réaliser la couverture, donc si l’histoire t’inspire que tu es graphiste n’hésite pas à me laisser tes coordonnées.)
Projets en cours d’écriture (et écrire deux romans en parallèle)
Fin 2025, j’ai commencé à écrire un roman de fantasy (heroic fantasy), ce qui est assez étonnant vu que j’ai recommencé à en lire il n’y a pas si longtemps. Ce roman est parti d’un petit texte ridicule que j’ai commencé à écrire dans un carnet en papier, sans aucune intention de le publier. D’ailleurs, j’avais écrit cette histoire courte dans le seul but de me faire plaisir sans chercher la productivité, alors que je cherchais un moyen d’écrire juste pour la détente.
(Raté.)
Finalement, après avoir écrit cette histoire pleine de pets et de rots (vraiment ridicule, je déconne pas), mon esprit s’est emballé à coups de “Et si…”, jusqu’à ce que cette bête idée de six pages devienne l’inspiration d’un roman d’heroic fantasy finalement très engagé, sombre et (comme j’aime le faire) qui remanie les codes du genre. Nom de code : Mes nains.
(Tiens, d’ailleurs, j’ai postulé à une résidence d’écriture avec ce projet, j’espère que ce sera un sujet pour mon prochain post sur mon activité d’autrice. Ça boosterait vraiment ma confiance si j’étais sélectionnée, surtout sachant que les fictions de genre sont rarement lauréates de ce genre de bourses culturelles.)
C’est le roman sur lequel j’ai le plus travaillé avant de me lancer dans l’écriture. J’ai passé un mois complet à écrire le plan, le retravailler, le soumettre à mon mari (coéquipier de voyage et bêta-lecteur donc), le retravailler, écrire des fiches personnages, une ligne de temps, dessiner une carte, étudier des mythologies… Je n’ai jamais autant travaillé sur un projet avant de m’autoriser à commencer l’écriture.
C’était super excitant pour mon côté “soif de nouveauté et passion de l’apprentissage”. Ça m’a aussi un peu usée, et en février, je peinais à écrire de nouveaux chapitres, je devais vraiment me forcer et je n’étais pas très contente de ce que je sortais.
Pendant un mois et demi, je n’ai plus écrit du tout. J’avais envie de commencer un projet de roman en parallèle, mais je me suis interdit de le faire en pensant que c’était mon TDAH qui cherchait un moyen de me faire arrêter ce projet pour me procurer l’excitation d’un nouveau départ sur un autre sujet.
Entre temps, j’ai donc arrêté d’écrire, mais aussi participé à plusieurs salons (et pris quelques jours de congé en Suisse). Et j’ai craqué : j’ai commencé à écrire un autre roman. Je n’ai rien préparé, j’ai commencé à écrire directement, comme je le faisais avant, sans attentes, en me disant “Au pire, je m’éclate à écrire pour le plaisir, et je suis ok d’arrêter et ne jamais terminer cette histoire”.
J’ai commencé à écrire ce truc bizarre (nom de code : Vampires), et finalement j’aime bien ce que je fais. D’une histoire loufoque avec beaucoup de cul (il y en a pour tout le monde dans mon répertoire), j’ai commencé à développer une réflexion sur le consentement, sur le plaisir qu’on tire de quelque chose qu’on est obligé de faire…
Et merde, j’ai envie de continuer l’écriture, c’est loin d’être un projet poubelle.
Cependant, effet inattendu, j’ai retrouvé l’entrain d’écrire Mes Nains, et je suis même très contente de ce que j’ai écrit récemment. Du coup, cette pause que j’avais peur de prendre, et ce projet parallèle que j’avais peur de commencer, m’ont permis de mieux repartir !
Donner des conseils en écriture (et se demander si on est légitime)
Finalement, j’ai beaucoup lu d’articles sur le métier d’ “auteur-preneur” (contraction d’auteur et d’entrepreneur). Nombreuses sont les autrices sur Substack qui avouent de but en blanc qu’elles n’osent plus espérer vivre de leurs romans seuls, et que le métier d’auteur s’accompagne aujourd’hui d’activités annexes qui permettent de générer un revenu de manière plus sécuritaire.
Cela se traduit par du conseil aux autres autrices et auteurs bien souvent (par du coaching ou des cours en ligne ou des livres sur le sujet).
J’avoue que j’y pense très souvent. Je suis incapable de lire un livre sans l’analyser du point de vue de la forme et du fond. J’ai des tonnes de notes à propos de tout ce que je trouve mal écrit dans les livres que je lis, ainsi que sur ce que j’essaie de corriger dans mes propres récits, et je peux aussi donner des conseils d’organisation et d’utilisation de Word spécifiquement pour écrire et mettre en forme un manuscrit. Pourquoi ne pas monétiser ce savoir ? J’ai évidemment pensé mille fois à commencer une activité parallèle de ce genre.
(…) j’étais tellement stressée par l’argent que j’envisageais absolument tout en termes de revenus potentiels.
Une année à moi (ou un an à patouiller pour sortir du salariat)
Mais vient ensuite la question : Qui suis-je pour donner ces conseils ? Est-ce que les personnes qui écrivent se fient vraiment aux conseils prodigués par une personne qui n’a pas encore de livre publié en ME, ou un seul ?
Si le modèle semble marcher pour certain·es auteur·es, je rappelle que beaucoup de gens sur Internet pratiquent le “fake it until you make it” : en prétendant avoir déjà des client·es, on se construit une légimité d’apparence qui fonctionne plutôt bien sur le public.
Et honnêtement, c’est aussi du taf. Alors, est-ce que ça vaut la peine d’investir ce temps et cet argent dans une autre activité qui nous laisse moins de temps pour écrire nos fictions, surtout quand on n’a pas les relations ou la notoriété qui permettraient un départ rapide ?
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Liens mentionnés dans l’article
Faut-il lire de la m*rde pour se détendre ?
Il y a quelques semaines, je parlais de mon mécontentement concernant la qualité des livres sur le marché, et en réaction, de ma décision de retourner à la bibliothèque* (tous les * renvoient à des liens en bas de l’article), parce que, quitte à lire des trucs nuls, autant les payer 30 centimes que 20 balles.
Mon éditeur
La lucarne indécente (Belgique)
Tous les livres publiés peuvent être commandés sur le site de l’éditeur ou en librairie (indé ou chaîne), chez Fnac, Cultura… Ils sont aussi disponibles en ebook (privilégie l’achat sur le site de l’éditeur pour la version numérique).
Je parle du roman Cucul dans cette liste de recommandations
Les recommandations culturelles #3 2026
Les livres qui m’ont plu, les vidéos qui m’ont interrogée, les séries devant lesquelles j’ai soufflé, les extraits de livres qui m’ont fait rire, c’est par ici ! Et comme d’habitude, il y en a pour tout le monde.
Une année à moi (ou Un an à patouiller pour sortir du salariat)
Je ne suis pas originale. Comme beaucoup de gens sur Substack, j’ai décidé de quitter un (énième) emploi qui ne me convenait pas et d’essayer de développer un système dans lequel je peux vivre, et non survivre.








Merci d'avoir partagé ces réflexions très intéressantes ! Tu m'as donné envie de lire ton feel good alors que c'est pas du tout mon style haha
C'est drôle car la librairie où je travaille fait les commandes pour L'Ouest Hurlant 😉