Je n'ai plus acheté de papier essuie-tout ou de mouchoirs jetables depuis des années
Non seulement j'évite d'acheter des produits qui vont finir en déchets dès la première utilisation, mais je réduis aussi le nombre de trajets jusqu'au supermarché, et ça, ça n'a pas de prix.
En parallèle de ma démarche minimaliste, j’ai aussi essayé de réduire mes déchets. J’avoue avoir tenté le défi du bocal à déchet, façon Bea Johnson, mais mon bocal à moi était rempli après un mois (et pas un an, comme celui de Bea).
(En passant, j’adore Bea Johnson, c’est son livre “Zéro Déchet” et une conférence qu’elle a donnée en Belgique qui m’ont vraiment fait passer du côté “consommation raisonnée et minimalisme” dans une période où je me cherchais un peu.)
Mais revenons à nos papiers essuie-tout (ou sopalins pour mon lectorat français) et à nos mouchoirs. Ça peut paraître insignifiant de ne pas acheter de papier essuie-tout et de mouchoirs en papier, quand on génère encore des déchets plastiques. Ça l’est peut-être, d’ailleurs. Pourtant, ça me fait du bien de savoir que je ne génère pas ces déchets là.
L’essuie-tout et les mouchoirs en papiers (que je vais abréger ETMP à partir d’ici parce que j’en ai marre de retaper les mêmes mots encore et encore), c’est un peu l’emballage cadeau* du quotidien : c’est quelque chose qu’on achète dans le but de le jeter !
Et moi, ça m’emmerde de savoir que j’achète un déchet vendu dans un emballage en fait. En soi, même si c’était vendu en vrac, ça ne règlerait pas totalement le problème. Mais à l’heure actuelle, c’est fichtrement difficile de trouver ces articles en vrac, donc la question ne se pose même pas. Quand on achète ETMP, on achète aussi un ou plusieurs emballages plastiques. Dans le meilleur des cas, c’est peut-être emballé dans du papier, mais même comme ça, c’est pas dingue**.
On récapitule : on a un produit qu’on achète pour le jeter après une seule utilisation, souvent emballé dans du plastique. On ajoute à ça la pollution occasionnée par la production et le transport des matières premières (ETMP et emballages), la transformation en produit fini (idem), la distribution en magasin, tout ça…
Mais il y a encore un point à ajouter sur la liste : ça pollue, ça ne sert à rien, mais en plus il faut aller au magasin l’acheter ! Et je déteste aller au magasin. On a la chance, en ayant déménagé à la campagne, d’avoir accès à beaucoup plus de magasins de proximité de qualité pour nos produits frais. De fait, on peut se passer plus souvent des supermarchés.
Alors, voilà le calcul : si on achetait encore ETMP, on devrait aller jusqu’au magasin plus souvent pour s’approvisionner en ETMP, ou faire des méga stocks à la maison pour éviter les passages au magasin (et les stocks, j’aime plus ça depuis que je suis minimaliste***).
Si tu es fin·e d’esprit, tu auras remarqué qu’il y a une faille dans mon plan pour éviter le supermarché : le PQ ! Bah oui, en voilà un produit qu’on achète aussi pour le jeter droit dans les toilettes, et qui souffre des mêmes tares que ETMP. Et tu n’en as pas parlé dans ton titre, donc tu n’as pas troqué ton PQ pour une alternative lavable !
Et bien, non, je n’ai pas arrêté TOTALEMENT d’acheter du PQ, parce que ma motivation zéro déchet a des limites, et ma préciosité est quand même un peu existante. (À peine. Mais un peu quand même.)
Cependant, j’ai quand même adopté les cotons à pipi (ah oui, on ne cache rien ici) depuis des années, et ça me fait d’énormes économies sur le PQ 26 jours par mois (parce que je suis une femme menstruée).
Quand tout le monde s’empoigne au supermarché pour acheter les derniers rouleaux de PQ pendant une pandémie, moi je peux me torcher avec mes alternatives lavables, dans le doux confort de mon foyer.
Retrouve mes conseils pour les situations borderline où on s’imagine mal se passer de ETMP juste après cette courte annonce.
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On récapitule une nouvelle fois :
Ça coûte de l’argent mais sans améliorer notre qualité de vie
Ça a une durée de vie hyper courte
Ça génère de la pollution, pas seulement parce que c’est jetable, mais parce que ça doit être transporté, transformé, emballé, distribué…
Ça te fait aller au supermarché, c’est un des rares trucs nécessaires au quotidien qu’on ne trouve pas chez les commerçants de proximité et artisans, et qu’on ne peut pas produire soi-même (dans sa version jetable)
En cas de pandémie, ça se retrouve rapidement en rupture de stock
Et tout ça, sachant qu’il existe des alternatives faciles à mettre en place.
Les situations borderline sans essuie-tout et mouchoirs en papier
Bon, jusque-là, peut-être rien de passionnant pour toi, je suis loin d’être la seule personne à chanter les louanges d’une vie sans ETMP, mais j’avais envie de parler de quelques cas particuliers qui peuvent sembler rédhibitoires, quand on envisage l’abandon des jetables.
Bien sûr, il reste toujours l’option de garder un rouleau d’essuie-tout et un paquet de mouchoirs en réserve au cas où, mais d’une part, je n’aime pas les “au cas où”, et d’autre part, je nous connais, nous les humains : on est paresseux, et s’il y a ETMP sous la main, on va les utiliser !
D’abord, ma petite triche gentillette : quand on commande à manger et qu’on reçoit une serviette en papier, ou qu’on mange dehors et qu’il y a des serviettes en papier à table, on les récupère plutôt que de les laisser finir à la poubelle (sauf si on mange un spaghetti bolo et que la serviette est complètement ruinée, mais on préfère manger un spagbol à la maison donc ça tombe bien). Ça, c’est la petite réserve qui sert uniquement à ramasser quand mon adorable chat régurgite sa nourriture parce qu’il est incapable d’attendre d’avoir digéré ses croquettes 🖤(j’ai aussi changé de croquettes entre temps, don’t worry).
Dans le pire des cas, on ramasse le vomi du chat avec des essuie-tout en tissu. C’est moins chouette, il faut faire tomber les morceaux dans la poubelle, puis rincer à l’eau avant de le mettre à la machine (pour info, les croquettes résistent au lavage en machine). C’est pour ça qu’on s’autorise la petite folie de mettre de côté les serviettes en papier qu’on oublie systématiquement de refuser (ou dont on a besoin juste pour se tamponner les coins de bouche mais qui ne sont pas suffisamment sales pour valser à la poubelle).
L’autre moment gênant dont on n’ose pas parler, c’est l’essuyage post coït (je vous assure, cet article a atteint son apogée, on n’ira pas plus loin aujourd’hui). Parce que oui, arrêter les mouchoirs en papier, ça comprend les petits paquets d’essuie-morve qu’on trimballe avec soi, mais aussi les boîtes de mouchoirs qui décorent nos maisons.
Et là, pas de filouterie, c’est très simple, on utilise juste des mouchoirs en tissu. On a quelques mouchoirs en tissu plus épais à cet usage, qu’on range dans les tables de nuit. Facile. Et ça ne se déchire pas, et on n’a pas de bouloches qui collent sur… bon, je m’arrête là, c’est en train de partir trop loin. D’ailleurs, si ta chambre est à côté de la salle de bain, l’histoire est vite réglée, tu peux foncer directement à la case “gant de toilette humide” sans passer par le mouchoir.
Les mouchoirs en papier post coït, c’est pas automatique, comme dit la célèbre pub.
Le dernier cas que je peux encore mentionner, c’est quand on éponge de la nourriture après l’avoir fait frire : on rince juste le tissu rapidement à l’eau bien chaude pour enlever la graisse (et de manière générale, on évite aussi les fritures à la maison parce que c’est juste chiant).
Et pour les gros rhumes dégueu, il suffit de laver ses mouchoirs plus souvent (je les lave directement avec le reste du linge, 40°C avec une lessive éco, et je n’ai jamais eu de problème de dudule qui colle).
Il y a d’autres situations où tu ne t’imaginerais absolument pas utiliser essuie-tout et mouchoirs réutilisables ?
Qu’est-ce qui a remplacé l’essuie-tout et les mouchoirs jetables ?
Pour faire les poussières, pour éponger ou nettoyer les surfaces : des microfibres, ou des vêtements usés cousus en carré (doublé ou non), des éponges lavables.
Pour se moucher : des mouchoirs en tissu (qu’on peut trouver de seconde main très facilement, ou à petit prix dans des magasins de bric-à-brac).
Pour s’essuyer la bouche : des serviettes de table en tissu (seconde main ou magasins bon marché).
PQ : cotons à pipi carrés découpés dans des serviettes éponge abîmées
Est-ce vraiment plus écolo si on doit les laver à l’eau ?
Personnellement, j’en suis convaincue. Ces quelques grammes de tissu, je les lave avec le reste de mon linge, ça ne change donc rien à mes habitudes.
Dans les rares cas où ils sont très sales et risquent de salir les reste du linge, ou s’ils nécessitent un lavage à plus haute température, je les mets de côté jusqu’à avoir suffisamment de linge très sale pour leur consacrer une machine. Mais c’est tellement rare que je parie que ça compense largement toute la manutention et les opérations de transformation nécessaires pour produire l’essuie-tout et les mouchoirs en papier qu’on trouve au magasin.
Les petites étoiles, c’est pour te proposer d’autres lectures sur des sujets similaires :
*J’ai déballé (hahahahhaaaahaaha hilarante je suis) mon avis sur les papiers cadeaux jetables, mais surtout donné plein d’alternatives dans cet article
**Je parle du recyclage comme fausse solution écologique dans cet article
***Là j’explique pourquoi j’ai arrêté de faire plein de stock à l’avance en croyant faire de bonnes affaires




Mes Carrés pipi son des carrés découpées à la va-comme-j’-te-pousse dans une Alèse en molleton ; ça devait être des lingettes démaquillantes, mais comme je ne me maquille pas… Elles sont dans les toilettes, après usage, elles vont dans une petite poubelle, habillée Jean, petit sac à lingerie qui ferme avec une fermeture à glissière et ça part directement à la machine chaque semaine. C’est juste pénible à étendre.
Mouchoirs en tissu ici.
Si vraiment on a quelque chose de pas très propres à faire on utilise du PQ. (exemple, nettoyer le vomi du chat ou la litière du chat.)
L’autre moitié de l’alèse en molleton de coton a été découpée en carrés plus grands qui remplacent justement le Sopalin… qui sont généralement laver avec la lessive à 60 de la semaine. Il y en a une pile dans les toilettes, une dans la salle de bain et une dans la cuisine.
Pour faire les poussières, je prends un élément pas trop sale dans le bac à linge sale : une serviette de toilette, une chaussette de bébé (elle a 13 ans, ma bébé… ce n’est pas une bonne idée 🤧) (la chaussette de bébé sert à protéger mon téléphone et je la lave régulièrement)
Beaucoup de réutilisation ici aussi, d’achat en recyclerie, en seconde main, récupérés chez les grands-parents …