C'est plus compliqué de désencombrer quand on a des objets qu'on aime moyennement
Pas facile de choisir entre "bof" et "meh"...
J’étais en train de considérer mes deux casquettes une énième fois quand cette réflexion est née dans mon esprit.
J’ai une boîte consacrée aux objets qui ne servent quasiment qu’en vacances et/ou en festivals. Je range tout ça dans une boîte dédiée pour en contrôler le nombre, vu la fréquence d’utilisation. Cependant, j’ai dû acheter un nouvel objet, et le couvercle de la boîte ne fermait plus.
Ce qui veut dire : “Il est temps de faire un tri !”.
Pourquoi c’était si difficile de choisir entre deux casquettes moches
Ce n’est pas la première fois que j’envisage de me débarrasser d’une casquette. J’en porte tellement peu souvent que c’était ridicule d’en avoir deux.
D’un côté, on a une casquette achetée aux États Unis il y a des années, que j’ai tenté de laver en machine (on sait toutes et tous comment ça a fini), de l’autre, une casquette en meilleur état reçue lors d’un festival, flanquée d’un gros logo.
Le fait de ne pas en préférer une parmi les deux m’a paralysée dans mon choix. La moche était en meilleur état, la jolie était en piteux état.
S’il y en avait une qui était en bon état et me plaisait, ça n’aurait pas été compliqué de me débarrasser de l’autre.
Finalement, cette question de casquettes a fini par m’obséder au point où j’ai pris la meilleure décision qui soit : je me suis débarrassée des deux.
Le pire, c’est que j’étais tellement focalisée sur ces deux casquettes, que je porte en randonnée, pour jardiner, en vacances, ou pour traîner dans mon jardin avec un bon livre, que j’en avais oublié un détail plutôt important : j’ai investi dans un bob de qualité, qui passe en machine sans s’abîmer et qui est joli, il y a deux ans.
Ce nouvel élément en tête, c’était extrêmement facile de dire adieu à deux casquettes auxquelles je ne tenais pas.
Ce que ça nous apprend sur la meilleure manière de faire des achats
C’est bien mignon cette histoire, mais au final, qu’est-ce qu’on en fait ?
On la garde en tête quand on achète ou acquiert quelque chose par n’importe quel moyen (oui, y compris quand on reçoit un cadeau en festival).
Acheter un objet dont on est moyennement convaincu·e, c’est risquer de se retrouver dans cette situation où, d’une part, on accueille plus facilement de nouveaux objets dans sa vie (par insatisfaction), et d’autre part, on n’arrive pas à faire de choix parce qu’on n’a rien qui sort réellement du lot.
Pour ça, je m’efforce de refuser les choses gratuites, parce que les petits prix et la gratuité faussent notre jugement (cette casquette de festival, c’est une erreur récente, d’un jour où je me suis retrouvée sous un soleil de plomb sans avoir pensé à prendre mon bob…).
Pour mes nouvelles acquisitions, je prends le temps de réfléchir à tous les paramètres avant de me décider. Évidemment, c’est impossible de tout prévoir (en particulier pour les vêtements et accessoires qu’on porte), mais ça me permet de faire des achats meilleurs qu’avant, et qui me satisfont vraiment et sur le long terme, bien plus souvent.
J’évite d’acheter sur un coup de tête, me laissant le temps de m’assurer que j’ai vraiment besoin de l’objet convoité et que j’ai pensé à tout (est-ce que l’objet va bien remplir son rôle, est-ce qu’il y a des situations où ça ne marchera pas…).
Ça veut donc dire “toujours acheter quelque chose qui est sur ma liste” (basée sur mes besoins), et pas ajouter des objets sur ma liste parce que je viens de découvrir leur existence.
Et toi, combien as-tu de casquettes, et provoquent-elles aussi des réflexions philosophiques de bon matin chez toi ?
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